Constat
- Le Covid, les guerres, mais aussi différentes mesures punitives que nous inflige D. Trump, ont mis en évidence à quel point la France était devenue dépendante de pays étrangers, parfois hostiles. Et ce, même dans des secteurs où elle figurait parmi les leaders mondiaux au siècle dernier, comme la santé, le numérique, et l’innovation en général.
- Le constat est presque identique au niveau de l’Union Européenne qui n’a pas encore su tirer profit de la taille et de la qualité de son marché pour bâtir de nouveaux champions capables de rivaliser avec les géants américains ou chinois.
- Conséquence : le poids de la France est devenu faible dans la géopolitique mondiale. Nous ne sommes plus très écoutés, même au sein de l’UE. Nous ne sommes plus maîtres de notre destin : le sentiment d’impuissance grandit.
- Notre endettement croissant sape notre crédibilité et nos moyens pour préparer l’avenir.
Enjeux
- En France, vu la complexité des technologies actuelles, il est illusoire de viser une souveraineté totale dans tous les domaines, sauf à nous isoler durablement du reste du monde et accepter une très forte décrue du pouvoir d’achat. Si nous prenions cette décision, la marche arrière se ferait ensuite au prix de renoncements drastiques et d’une vassalisation douloureuse.
- Sur certaines filières stratégiques, une souveraineté au moins partielle est indispensable, soit pour assurer notre sécurité (alimentaire, numérique, armement…), soit pour développer non seulement des emplois et des revenus mais aussi notre influence dans le monde.
- Il s’agit donc d’inverser la tendance actuelle et la question de notre capacité financière va être cruciale.
