Constat
Pour certains les inégalités restent faibles en France, d’autres les voient s’accroître de façon inquiétante et pointent un fort sentiment de déclassement au bas de l’échelle des revenus. Pour certains les ruraux sont délaissés, pour d’autres les urbains restent les plus pauvres. Et beaucoup estiment que le seul salaire minimum ne permet plus de vivre dignement.
Pour ressouder notre société, nous avons besoin d’un nouveau contrat social basé sur une définition commune de ce qu’est la justice sociale. C’est à cette condition que chacun pourra espérer gagner à jouer collectif.
Chiffres clés sur les inégalités de revenu et de patrimoine
L’INSEE mesure les inégalités de revenu et les effets de la redistribution des richesses par l’État sous forme d’aides (allocations familiales, APL, RSA, minima sociaux, prime d’activité…).
- En 2024, avant redistribution le revenu moyen annuel était de 4710€ pour les 10% les plus pauvres et de 99.300€ pour les 10% les plus riches, soit un ratio de 1 à 21.
- La redistribution réduit l’écart : 11.960€ pour les 10% les plus pauvres et 74.100€ pour les 10% les plus riches. Le ratio est de 1 à 6,2. Lorsqu’on compare les 20% les plus pauvres aux 20% les plus riches, il est de 4,2, ce qui est considéré par beaucoup comme raisonnable vu les différences en termes de temps passé à étudier, de pénibilité, d’implication au travail, de sécurité de l’emploi et de nécessité de financer un patrimoine professionnel.
- D’autres ont une autre vision en prenant en compte le patrimoine justement. En 2024, 10% des ménages détiennent en moyenne 858.000€ de patrimoine dont une bonne moitié en immobilier. Alors que les 10% les moins dotés ont un patrimoine net moyen inférieur à 600€, parfois négatif en fonction de l’endettement. En comparant les 25% de ménages aux plus bas revenus aux 25% des ménages à plus haut revenu, l’écart de patrimoine est de 18.600€ à 569.100€, soit un ratio de 1 à 31.
